15 janvier 2008
Etat des lieux de la répression
(extrait du Compte rendu de
la coordination nationale de Paris 8 des 12 et 13
Janvier 2008)
Rapide vision des répressions sur chaque site :
- Rennes a eu 2 arrestations. 600 € sont
demandés par personne pour outrage à agent. Verdict le 8 Février
2008.
-
Nanterre a eu 8 arrestations.
- Clignancourt un étudiant risque 5 ans ferme et
75 000 € d'amendes pour violence volontaire avec arme par destination. Il
passera en procès le 29 Janvier 2008 au TGI de
Paris.
-
Tours a eu 5 arrestations dont 1 pour outrage à agent avec
arme par destination (ballon de baudruche). Ils ont mis en place une
commission anti-répression et organisent un concert de soutient
mi-février.
- La
Sorbonne subit de fortes pressions de la part de la police. Un de leur
camarade a été convoqué arbitrairement par la police soit disant pour
l'envahissement d'un CA qui aurait mal tourné et a eu 48h de garde à
vue.
- Paris
13 (Villetaneuse) a un camarade qui passe en procès le 29
Janvier 2008 à 9h au TGI à 9h et organise un concert de soutient le 20
Janvier.
09 janvier 2008
Répression, toujours...
> Sur le site "World Socialist Web Site", il y a un long article de M.
> Antoine Lerougetel, "France : intensification aigue de la répression
> policière", à l'adresse:
>
> http://www.wsws.org/francais/News/2007/dec07/repr-d22.shtml
>
> Le texte original est en anglais. L'auteur décrit en détails, dans la
> seconde partie, certaines des violences policières dans les facs, tout
> en les plaçant dans un contexte plus général de violences policières
> accrues contre les éléments les plus fragiles et les plus isolés de la
> société (SDF, sans papiers, jeunes des banlieues, associations qui les
> défendent). Ce texte a le grand mérite (à mon avis) de montrer que la
> partie karchérisable de la population augmente lentement mais sûrement,
> puisque s'y ajoutent maintenant les étudiants et les profs rétifs aux
> mesures autoritaires. A qui le tour ?
>
> Quant au niveau des brutalités, il faut s'attendre à ce qu'il augmente :
> bientôt, les tasers vont arriver, si j'en crois les nouvelles,
> quelques-uns auraient déjà été livrés. Or cette arme (pistolet envoyant
> une fléchette barbelée qui se fiche dans la chair et envoie une décharge
> de 50000 volts), qui est supposée non létale, a quand même causé la mort
> de plusieurs centaines de personnes aux USA et au Canada, cf.
>
> http://www.astrosurf.com/luxorion/arme-taser-amnesty.htm
>
http://www.alternet.org/rights/44455/
>
> et récemment un immigrant polonais à Vancouver, cf.
> http://www.boingboing.net/2007/10/26/taser-death-at-vanco.html
>
> Elle a été classée comme arme de torture le 24/11/2007 par le Comité
> contre la torture de l'ONU. Ce serait peut-être prudent d'anticiper en
> diffusant largement cette dernière info sur les sites de SLR, SLU et
> autres, pour dissuader les policiers, vigiles ou présidents d'université
> musclés d'en faire usage ?
26 décembre 2007
Message de Perpignan : Justice Pour Pierre et Yann
Justice Pour Pierre et Yann
La contestation et la grève demeurent aujourd’hui encore des moyens de lutte reconnus et légaux, même si certains désireraient les voir privés de tout contenu, sinon totalement abolis…
La lutte contre la LRU et les divers mouvements d’occupation, un peu partout dans l’hexagone, et notamment à Perpignan, ont montré une grande détermination et le plus souvent une grande maturité.
Les adversaires de cette lutte, et ils sont nombreux, ont montré tout au long du conflit le peu de cas qu’ils font d’une simple attitude « démocratique », eux qui ne se privent jamais de parler au nom de cette même « démocratie »…
Une importante partie de la communauté « universitaire », sur Perpignan notamment, a joué le pourrissement du conflit quasiment dès son origine…
Malgré les votes successifs et majoritaires en faveur du blocage de la Fac, les manoeuvres n’ont jamais cessé, manoeuvres qui tendaient à discréditer et le mouvement et ses porte-parole les plus en vue !
Les responsables de l’Université ne reculèrent devant rien allant même jusqu’à entretenir un climat d’affrontement au besoin en permettant aux anti-grévistes de disposer, tout au long du conflit, d’un amphi (l’Amphi 3) situé à une centaine de mètres de l’Amphi 4, tenu par les grévistes…
Aujourd’hui le président de l’U.P.V.D. et une partie des enseignants opposés au mouvement de grève, ont assigné en « justice »deux camarades étudiants, militants tous deux de la Coordination des Groupes Anarchistes et du syndicat SUD Etudiant, aux fallacieux motifs de « dégradations ; vol ; menaces de mort… ».
Ce sont ces mêmes enseignants qui se sont illustrés, sans ambiguïté aucune, par des attitudes provocatrices voire violentes. Des attitudes manquant totalement de « mesure » d’autant qu’elles émanaient d’adultes ayant la tâche d’instruire, de guider, d’encadrer, d’aider mais jamais, au grand jamais, d’insulter, de provoquer, de frapper etc…
Sur la base des plaintes déposées par les instances de l'Université et par ces enseignants, mercredi 19 décembre au petit matin Yann et Pierre, ont été arrêtés à leur domicile. La police a procédé à une perquisition à leur domicile et à la saisie des ordinateurs.
Nos deux camarades font les frais de la volonté du pouvoir de discréditer et criminaliser partout la lutte contre la LRU qui agite les universités depuis le mois d'octobre.
A l'issue d'une garde à vue de 48h, aucune des charges initiales n’a été retenues contre eux. Des plaintes nominatives d'insultes ont été déposées par des enseignants à l'encontre de Pierre et Yann.
Uniquement à partir de ces accusations, ils sont placés sous contrôle judiciaire :
- il leur est interdit de sortir des limites territoriales : le département des Pyrénées-Orientales,
- il leur est interdit de se rendre à l'Université de Perpignan, sur le campus universitaire, au restaurant universitaire,
- il doivent s’abstenir de tout contact entre eux…
Alors qu'il y a présomption d'innocence, ce type de contrôle tend à accréditer la thèse inepte que Yann et Pierre sont de dangereux individus, qu’ils sont coupables avant même d’avoir été jugés ! Pierre et Yann n’ont reconnu aucun des actes, aucune des déclarations, aucune des charges qui leur étaient imputés !
Un des effets de ces mesures iniques revient à interdire à nos camarades d'aller à la fac et donc de poursuivre leurs études.
C’est démentiel dès lors que les « plaignants » déclaraient n’agir qu’en vertu de la seule « liberté pour tous de suivre les cours ..»
Nous dénonçons ces pratiques qui font encore monter d'un cran la répression sur les mouvements étudiants. Nous dénonçons ces mesures d'acharnement qui ont pour but de les faire rentrer dans le rang.
-Nous réclamons l'annulation du contrôle judiciaire infondé auquel Yann et Pierre sont soumis.
-Nous dénonçons par avance toute tentation de monter artificiellement des poursuites contre eux.
-Nous réclamons l’arrêt de la procédure à l’encontre de Pierre et Yann
-Nous appelons l'ensemble des acteurs des luttes étudiantes et plus largement du mouvement social à se solidariser et à réagir à ces tentatives de criminalisation des luttes.
Pour signer cette pétition, envoyez nom et prénom, adresse et profession au Comité "Justice pour Yann et Pierre" : comite_justice@yahoo.fr
19 décembre 2007
Perpignan : la répression continue
Deux étudiants de l’Université de Perpignan, Yann et Pierre, ont été arrêtés ce matin mercredi 19 décembre 2007 à 7 heures et à leur domicile au motif de « dégradations, vol et menaces de mort » (confirmé par leur avocat à 12 h 20). La police perquisitionne leurs deux domiciles en ce moment. Nous constatons avec stupeur et avec un très profond écoeurement que les motifs cités ci-dessus émanent d’une plainte formulée par M. Jean Benkhélil, Président de l’Université de Perpignan Via Domitia, soutenu par son conseil d’administration. Cette plainte figure en page d’accueil du site officiel de l’UPVD, une université qui crache sur ses étudiants !
Quel que soit le degré (subjectif) de gravité des faits et
l’étendue (réelle ou supposée) des dégâts (matériels pour
l’administration,
physiques pour la coordination étudiante), il y a un grave excès à
porter
plainte au pénal et à traiter des revendications politiques et des
inquiétudes professionnelles en actes délictueux. Non
seulement on interdit ou en empêche tout débat de fond sur la LRU, mais
on
considère comme une attitude coupable le fait d’oser la lire,
l’analyser et la
dénoncer comme une infâmie - elle-même produit d'une concertation
"choisie" (CPU et non CP-CNU par exemple !).
JLO,
Un enseignant en colère contre la LRU et ses
portefaix
locaux et localistes
11 décembre 2007
La repression toujours ...
Voila un compte rendu de l'audience de personnes mises en examen ... dans le cadre du mouvement Fillon (occpation de l'annexe du ministère à Paris
Convoqué à 13h30, le procès n'a commencé qu'à 16h30... Salle comble, des gens debout qui n'ont pas été évacués ; on a connu pire !
Sur 5 personnes convoquées, 4 présentes.
Deux avocats : Mtre Terrel pour David Prévot (accusé de violence sans ITT sur un flic et qqs autres dépositaires de l'autorité dans l'exercice...) et Samuel Morville (mêmes accusations que pour david). Mtre Conte pour Laure Sablet (un tag reconnu, dégradations de biens mobiliers et dossiers de l'EN et dégradation de la voiture du gardien) et Mathieu Raymond (idem Laure).
Une journaliste de bout en bout : Rue 89.
Tout le procès s'est fondé sur des photos ; qqs unes des RG et bcp de photos tirées d'un film de Canal +, qui a filmé l'occupation avec l'accord des protagonistes...
Partie civile : le Trésor Public qui avait dans un premier temps évalué les dégradations à 75 000 euros pour ne retenir que 15 000 ce jour. Et un Conseil qui demandait des dommages pour des violences sur les flics dont un en particulier. Pas de représentant de l'EN ni de l'annexe.
Procureur : des remarques et des questions très agressives et moralisatrices. Pour finir sur une réquisistion où il a demandé 70 h de TIG pour L. Sablet et M. Raymond. Et 140 h de TIG pour S. Morville et D.Prévot.
La défense : brillante pour les deux avocats présents !!!
Mtre Conte a plaidé la relaxe pour M. Raymond car aucune preuve formelle d'accusation (et même l'inverse : photo avec un témoignage formel pdt la GAV que ce n'est pas Mathieu !!!)
Pour Laure S., qui a reconnu les faits, ne peut palider la relaxe mais souligne que des TAG sont qualifiés de "dégradation légères" dans le Code pénal...On est loin des violences en réunion et dégradations de plusieurs milliers d'euros.
Mtre Terrel a plaidé la relaxe pour D; Prévot car les RG (sur les toits) qui le désignent refusent de confirmer leur témoignage : témoins anonymes... Lequel témoignage est confirmé alors par un offficier de police (en bas, sur le bd Pasteur). Sur photo, on voit D. très calme, qui fume et déambule... comment l'identifier comme ayant jeté des projectiles qd on est 6 étages plus bas ???
Pour S. Morville, idem, aucune preuve de rien....Tout étant encore une fois fondé sur des photos...où ce n'est pas lui !!!
Les deux avocats ont rappelé chacun à leur manière (mais avec panache !!!) le contexte politique...Dans ce sens, on a bien eu une défense collective ...
Verdict : mardi 22 janvier...
Défense collective des victimes de la répression du mouvement lycéen
10 décembre 2007
3 étudiants aux urgences à Montpellier
Message du SNES UP de Montpellier III, 3 étudiants sont aux urgences suites aux interventions policières ... et on nous parle de dialogue serein avec les présidents d'université ???
Alors que partout en France la mobilisation des étudiants contre la loi
LRU prend des formes alternatives à la grève et au blocage, la stratégie de
tension de la présidence de Montpellier III a débouché sur ce qui était
prévisible. Appeler les étudiants à "la mobilisation la plus importante",
alors qu'aucune initiative n'était fixée et que l'université était ouverte,
parler "d'extrême gravité" de la situation apparaîssaient comme une
provocation et ne pouvait déboucher que sur des crispations antagoniques.
Alors qu'aucun incident notable ne s'est produit, contrairement à ses
allégations, le président a
- interrompu la séance du CEVU qui devait se prononcer sur l'offre de
formation (toutes les licences et certains masters) à transmettre en urgence
au Ministère et annoncé qu'il ne remonterait pas cette offre,
- fait évacuer illico le bâtiment administratif,
- annoncé la seconde fermeture administrative en un mois de
l'Université, et "au moins jusqu'à Noel"
- fait intervenir la police pour évacuer le campus (deux arrestations).
Ni le président, ni le secrétaire général - garants du maintien de
l'ordre - n'ont accompagné en personne l'intervention policière sur le
campus. Seules la maturité et la responsabilité des 200 à 300 étudiants,
alors présents, ont pu éviter que des incidents graves se produisent.
Depuis un mois et demi, le président fait la preuve de son incapacité à
mener le dialogue social et laisser le débat démocratique se dérouler, à
gérer la crise universitaire, à assurer la continuité du service public et
maintenant il hypothèque gravement l'avenir de l'offre de formation de
l'université et donc l'existence de celle-ci. Il doit en tirer les
conséquences et démissionner !
Le SNESup en appelle donc au Recteur, chancelier des Universités, pour
assurer la continuité des missions de l'Université. Il appelle les autres
syndicats, soucieux du service public, à s'associer à la demande d'audience
que le SNESup, la CGT et Sud déposent auprès du Recteur.
Le Snesup dénonce l'intervention policière et la fermeture de
l'Université. Il demande la tenue, en urgence, d'un CA extraordinaire.
Il appelle tous les personnels à se retrouver mardi 11 décembre à 11h
devant les grilles Vasarely de l'Université pour analyser la situation et
décider des actions à entreprendre.
Snesup-UPV, lundi 10 décembre 2007, 12h30
Dernière minute : 4 étudiants sont aux urgences !