07 février 2009
La vision de Sarkozy sur la recherche et l'innovation
Voici une analyse par une chercheuse du CNRS du discours de Nicolas Sarkozy prononcé le 22 janvier 2009.
16 décembre 2007
Critique du plan "réussir en licence"
Critique_du_plan_r_ussir_en_licence (pdf)
Presse : Réussir en licence
Metro Nice-Matin
13 décembre 2007
Valérie Pécresse présente son plan "Réussir en licence"
13/12/2007 17:46
PARIS (AFP) - Valérie Pécresse présente son plan "Réussir en licence", plutôt bien accueilli
La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a présenté jeudi un plan intitulé "Réussir en licence" visant à "diviser par deux le taux d'échec" en première année à l'université, qui a reçu un accueil favorable des acteurs universitaires avec des réserves sur l'emploi.
Rénovation du contenu de la licence, meilleure orientation, accompagnement personnel renforcé et meilleur aiguillage des bacheliers technologiques et professionnels vers les IUT et STS (ex-BTS), tels sont ses axes principaux.
Avec ce plan, à l'étude depuis juillet, le budget de l'Etat consacré à la licence, de 500 millions d'euros en 2007, passera en 2012 à 714 millions d'euros (soit une augmentation de 43%), grâce à un investissement de 730 millions qui sera étalé progressivement entre la rentrée 2008 et la rentrée 2012.
Cette enveloppe est déployée dans le cadre de l'engagement écrit de l'Etat de doter le budget de l'enseignement supérieur de 15 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2012.
A partir de la rentrée 2008, les étudiants bénéficieront en moyenne de cinq heures hebdomadaires supplémentaires - cours ou tutorat - pour chaque année de licence.
La première année de la licence, baptisée "fondamentale", deviendra à la rentrée 2008, "pluridisciplinaire" et mettra l'accent sur la culture générale, les langues étrangères, l'informatique, la méthode et l'autonomie. Le nombre des cours en amphithéâtre devrait être réduit.
Les étudiants bénéficieront du soutien d'un "enseignant référent".
La deuxième année, "de consolidation", rénovée à la rentrée 2009, constituera la véritable étape d'entrée dans la spécialisation disciplinaire.
"Si on s'est trompé de cursus, une réorientation sera possible en fin de premier semestre, de première année", a précisé à la presse la ministre.
De même des passerelles seront possibles vers les IUT ou les STS.
Au cours de la troisième année, "de spécialisation", rénovée à la rentrée 2010, les étudiants devront valider un stage, qui selon la ministre ne devra pas excéder "a priori plus de trois mois".
A la pré-rentrée, l'étudiant signera "un contrat de réussite" contenant des "engagements réciproques" et qui prévoit "la mise en place de tutorat en cas de difficultés".
"Ce plan a pour ambition de diviser par deux le taux d'échec en première année en cinq ans (...) et il doit aboutir à remplir l'objectif de 50% d'une classe d'âge au niveau licence", a résumé Valérie Pécresse.
52% des 280.000 étudiants qui entrent à l'université échouent en première année.
Reçus par la ministre, les acteurs de l'université ont pour la plupart accueilli favorablement ces mesures, au premier rang desquels les étudiants, qui ont retenu une "base de travail intéressante" (Unef), un "plan ambitieux" (Fage), des mesures qui "vont dans le bon sens" (Cé).
La Conférence des présidents d'université, "satisfaite", a salué des "moyens conséquents", l'Unsa-Education un "plan d'avenir", le Sgen-CFDT des "annonces très positives".
En revanche, le Snesup-FSU (majoritaire) a parlé d'un "plan pseudo-concerté", annoncé de surcroît alors que "les moyens n'existent pas, et sans création d'emplois statutaires".
Une critique également relayée par l'Unsa-Education, le Sgen-CFDT et l'Unef, qui ont réclamé un plan de recrutement.
Ce à quoi la ministre a répondu que pour 2008, 700 emplois équivalent temps plein étaient prévus, avec le recrutement de 2.250 moniteurs (étudiants en thèse qui bénéficient d'une allocation) et qu'il y avait aussi possibilité de "recourir" aux heures supplémentaires.
12 décembre 2007
Réorganisation de l'état ou privatisation des services ?
Le gouvernement continue sur sa lancée : de moins en moins de fonctionnaires. Mais comme tout le monde sait, les fonctionnaires enseignants, hopitaux, et autres services sont déja en sous effectifs, alors quel but ? Faire des économies (pour baisser les impots des plus riches par exemple) et déléguer au privé les services "rentables" ... Une politique globale dans laquelle s'inscrit la LRU.
12/12/2007 08:52
PARIS (AFP) - Coup d'envoi du chantier de la réforme de l'Etat pour diminuer les effectifs
Nicolas Sarkozy devrait tracer mercredi les premières grandes lignes d'une "modernisation" de l'Etat, un chantier prioritaire pour le Président de la République, maintes fois entrepris mais jamais accompli, avec pour but affiché de réduire les effectifs et le déficit.
Baptisée Révision générale des politiques publiques (RGPP), cette réforme de l'Etat sur cinq ans doit permettre de supprimer dès 2009 un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, contre un sur trois en 2008, a rappelé lundi François Fillon dans une interview aux Echos, annonçant pour mercredi 80 propositions concrètes.
En contrepartie, les économies réalisées serviraient à augmenter les salaires des agents de l'Etat mais aussi à diminuer la dette. La France compte aujourd'hui plus de 5,1 millions de fonctionnaires et en 2006, les dépenses induites par la fonction publique ont représenté 44% du budget général de l'Etat.
"En quatre mois, nous avons passé au peigne fin 20% des politiques publiques", affirme M. Fillon dans les Echos promettant notamment une "réorganisation profonde des services de l'Etat dans les territoires" afin d'"améliorer la vie des Français".
Ainsi, selon Le Monde de mercredi, la principale évolution, confirmée de source gouvernementale, que devrait rendre publique mercredi M. Sarkozy, réside dans un renforcement de la présence de l'Etat dans les régions via un accroissement des pouvoirs des préfets.
Les directions et les services régionaux de l'Etat devraient être couplés pour remédier à "un mille-feuilles administratif", selon l'expression de M. Fillon.
La fusion annoncée début octobre par le ministre du budget Eric Woerth de la direction générale des impôts et de la comptabilité publique afin de créer une seule administration chargée du calcul et du recouvrement de l'impôt, préfigurait la volonté du gouvernement de réaliser des économies d'échelle.
L'ambition de créer dans le domaine de la Défense un "Pentagone français", que doit proposer mercredi Hervé Morin au Conseil de modernisation et qui regrouperait en un même lieu son ministère, les directions centrales et les états-majors des différentes armes, s'inscrit dans la même démarche de mutualisation des moyens.
Vraisemblablement en lien avec cette réorganisation Nicolas Sarkozy a d'ailleurs assuré mardi que des terrains du ministère de la Défense à Paris, "seront dédiés à la construction de logements dans les meilleurs délais".
Depuis le lancement officiel de ce chantier titanesque de la "réforme de l'Etat" en juillet, 25 équipes d'audits - des fonctionnaires des corps d'inspection de l'Etat mais également, chose nouvelle, des consultants de grands cabinets privés - sont à pied d'oeuvre pour "passer au crible les dépenses de l'Etat".
Les propositions avancées autour de quatre grands thèmes - organisation de l'Etat au niveau local, allégement des contraintes juridiques et des contrôles, relations entre Etat et collectivité locales, amélioration de la gestion des ressources humaines - sont discutées par un comité de suivi piloté au plus haut niveau par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant et le directeur de cabinet du Premier ministre Jean-Paul Faugère.
Le Conseil de modernisation des politiques publiques qui rassemble tous les ministres et que réunira pour la première fois le chef de l'Etat mercredi avant son intervention, valide les axes retenus par le comité de suivi qui devront ensuite inspirer toute nouvelle politique publique.
