12 février 2009

NICE UNIVERSITÉ, Albert MAROUANI pour le retrait du décret Pécresse

NICE UNIVERSITÉ, Albert MAROUANI pour le retrait du décret Pécresse - article de Nice-rendezvous

Entre 1000 et 2000 enseignants-chercheurs et étudiants ont défilé dans les rues de Nice la capitale azuréenne, deux fois plus que lors de la manifestation du jeudi 5 février dernier. Comme partout en France, la réforme Pécresse focalise les mécontentements et le report du décret ne fait pas pour autant reculer la contestation qui s’étend comme un feu de brousse, puisque c’est au tour des IUFM de rentrer dans la grève. À la Sorbonne, le mythe d'une CPU (Conférence des Présidents d'Université) unie derrière la ministre Valérie Pécresse s'est effondré, douze présidents d'université se sont déclarés contre la politique du gouvernement et Axel Kahn, le président de Paris-5 Descartes, a rejoint les rangs des présidents contestataires, indisposé par les propos de Nicolas Sarkozy tenus lors du discours du 22 janvier, qu’il considère «blessants» pour les chercheurs. Et ce ne sont pas les propos maladroits et erronés de Valérie Pécresse qui affirme que «les présidents d'universités, qui ont demandé lundi le retrait de l'actuel projet, étaient depuis toujours des adversaires de la loi sur l'autonomie des universités de 2007» qui arrondiront les angles, puisqu’ils sont démentis par les faits.

Albert Marouani, président de l’Université Nice Sophie Antipolis, s’est exprimé en ces termes devant sa communauté universitaire « Je suis pour l’autonomie des universités, mais je demande le retrait et le réexamen de ce projet de loi présenté de manière précipitée sans une concertation suffisamment large…».

Le patron du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, sentant le danger annonce la création d'un groupe de travail, composé de Daniel Fasquelle, Claude Goasguen et Benoist Apparu, trois députés UMP, pour « épauler » Valérie Pécresse.
Lors de la réunion de groupe, Daniel Fasquelle député du Pas-de-Calais, doyen de la faculté de droit de Boulogne-sur-Mer, a interpellé la ministre s'étonnant de la nomination d’une médiatrice qui n’appartient pas au monde universitaire et déclarant «tous les profs de droite sont contre ta réforme». Le député villepiniste Hervé Mariton est quant à lui revenu sur un passage du discours du chef de l'État : «Un chercheur français publie de 30 à 50% en moins qu'un chercheur britannique. Évidemment si on ne veut pas voir cela, je vous remercie d'être venu, il y a de la lumière, c'est chauffé...», pour constater que ce discours de meeting n’était pas vraiment adapté à une communauté universitaire que l’on essaye de convaincre du bien fondé de la réforme.

Bref, du primaire à l'université, l'enseignement est en pleine ébullition car l'addition des différentes décisions prises par le gouvernement Fillon se paye aujourd'hui par un mouvement social inédit et de grande puissance qui, loin de se limiter à la gauche universitaire, pourrait mettre en difficulté politique non seulement Valérie Pécresse (c’est déjà fait) mais aussi le Président de la République.

Posté par albert06 à 09:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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